J'adore...
Mercredi 28 Fevrier 2007, 23:39 GMT+2Par JohannaandthecityCet article a été lu 8 fois
Depuis que John Galliano est arrivé dans la maison Dior, j'ai l'habitude de regarder les défilés comme une petite fille que l'on amène au Cirque Gruss.
J'ai dès le départ été séduite par le personnage John et son extravagance. Pour les créations, moins. C'était du grand spectacle, moins de la mode portable. Un peu comme si un artiste faisait défiler ses toiles. C'était vraiment de l'art, moins du portbale.
Mais là, j'ai été conquise : c'est MON coup de coeur (pour l'instant) de la fashion week parisienne 07-08. Des robes plus sublimes les unes que les autres. Toutes hollywoodiennes : python, autruche, renard, martre, breitschwanz. L'ambiance rétro, décidément le trend majeur de la saison, est à son apogée chez Christian Dior avec cette profusion de peaux et fourrures. Descendus de l'escalier impérial, les tailleurs jupes, manteaux peignoirs et robes longues « red carpet » illustrent magistralement l'envie de glamour à la Joan Crawford. Dans la ligne droite de la haute couture, les étoffes esquissent un tableau aux raffinements coloristiques proche de l'art pictural. Verts pistache ou mousse, moutarde, rose indien, mangue, bleu encre s'appuient sur une palette de neutre argile, mastic, terres - et des noirs luisants pour éblouir. Les matières jouent la surenchère, avec une armée de fourrures à poils longs, de peaux lourdes (cuir, veau velours, crocodiles), de taffetas, satins et gazars de soie aérienne. Les tailleurs rendent hommage au New Look, avec cette silhouette si caractéristique, veste étroite, taille étranglée et jupe tournante. La suite traduit en version prêt-à-porter les créations magistrales de la haute couture été 2007. Les effets de drapés à l'arrière sur les jupes, les parements de fourrure et pompons de vison, les mini-volants étagés, les broderies placées de paillettes argent animent un vestiaire sensuel et ultra-raffiné. Les robes de stars du final se drapent dans des asymétries, des effets d'origami qui animent des silhouettes monochromes, théâtralisées par de longs gants à la Gilda.
En photo, ma création favorite du défilé.
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