

Il faut bien l'avouer, "le" Gavalda est LE livre que l'on attend avec une gourmandise et une envie non feintes. Un peu comme lorsqu'on nous annonce la sortie de la version ciné de "Sex & the City"... On est toute excitée, on le tracte, on peste, on tremble lorsqu'on apprend que l'auteure s'est faite voler son portable, lequel contenait l'ensemble de ses écrits... Enfin, il est là (il est moche : mon Dieu, pourquoi une couverture aussi laide?), annonçant déjà prétentieusement son triomphe... Un livre a-t-il été aussi attendu que "La Consolante"?...
Et bien, après l'avoir lu, j'ai juste envie de paraphraser un ancien Président de la République : "Pschitt!".
L'envie, si intense pourtant, de lire cet ouvrage s'est amenuisée au fil des pages...
J'avoue n'avoir pas aimé tous les livres de Gavalda, j'avais d'ailleurs considéré "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" comme une petite erreur de parcours, un petit manque d'inspiration... J'avais été envoûté par "Je l'aimais", eu le coeur gros après avoir fini "Ensemble, c'est tout".
Bien sûr ici, on retrouve tout ce que l'on aime dans les contes Gavaldiens, ce petit côté "Amélie Poulain", à savoir le brocardage de tout ce que l'on déteste dans cette société de misère, toutes ces veuleries, cette succession d'ambiance délétères, tous ces gens qui vous font changer de trottoir, ces conversations qui n'en sont plus, le plafond si bas qu'on finit par marcher dessus. On retrouve ces amitiés blessées, ces amours qui s’effritent, ces familles recomposées, ces êtres qui se croisent et se reconnaissent.
Mais alors que cela avait jusqu'alors fonctionné parfaitement, dans "La Consolante", tout tombe à plat comme si la machine était cassée. J'ai bien peur qu'Anna Gavalda se soit enfermée dans un mécanisme qui avait fait jusque là son succès.
J'aime lire et je ne peux pas imaginer m'endormir, quelle que soit l'heure, sans avoir lu un chapitre. C'est mon "petit plaisir", mon "petit bonheur" du soir après une journée pas forcément toujours très facile. Et ce livre, rien qu'à l'idée d'en lire quelques lignes, me plongeait dans un grand état d'angoisse. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi... peut-être parce qu'il tourne un peu trop autour de la mort, ce qui remue en moi des blessures pas forcément toujours refermées...
Bref, je n'ai pas aimé. J'ai trouvé que c'était un livre bavard, six cent pages garnis de digressions et de coquetteries stylistiques, des fioritures qui gênent souvent la lecture d’un récit éreinté, parfois même redondant ; il y a une surabondance de dialogues et une avalanche de verbes au passé simple sans sujet. J'avoue souvent avoir du m'y reprendre à plusieurs fois pour savoir qui parlait... sans en être toujours sûre! Et ce mélange franco-anglais, c'est tout bonnement ridicule ; j'avais l'impression de lire du JCVD...
D'autres choses m'ont gênée.. ce rappel encore et toujours à la mort : oui Anna, nous savons pertinemment qu'on finira un jour ou l'autre par y passer mais si tu pouvais juste, pour éviter que l'on ne se flingue tout de suite, éviter de nous le répéter à longueur de pages... Déjà qu'on n'était pas trop bien...
Osons, le dire, j'ai trouvé ce livre passéiste ; ce "c'est forcément mieux avant et tout de façon, maintenant, c'est trop tard, tout est foutu" m'a énervée au plus haut point.
Et puis, je ne me suis pas attachée au personnage principal et ça, ça me dérange. Je ne peux pas m'imprégner d'une histoire sans l'aimer, l'engueuler quand il fait des choses qui m'énervent, le pousser quand il en a besoin... Parce que Charles, OK, il est en pleine "midlife crisis" : il travaille comme un fou. Il gagne pas mal d'argent. Mais avec sa compagne, Laurence, ce n'est plus ça. Bon, heureusement, il y a Mathilde, la fille d'un autre, une ado qu'il aime très fort, et avec qui il a une véritable complicité. Mais en même temps, sa vie de M¨°%+, il l'a cherché en choisissant la facilité tout au long de son existence, non?
Enfin, on se dit que tout va changer lorsque ce précaire équilibre vole en éclats, le jour où un petit mot laconique lui apprend la mort d'Anouk Le Men, une infirmière urgentiste qui fut la voisine des parents de Charles, mais surtout une mère de substitution, et son premier amour. Quant à Alexis, le fils d'Anouk, trompettiste de jazz junkie recyclé en commercial de province, c'était plus que son frère. Même s'ils sont fâchés, c'est lui qui l'a informé. Après la mort de Nounou, un vieux travelo, ancien artiste de music-hall retrouvé assassiné, c'en est trop.
Les retours à son enfance et le quatuor Charles-Anouk-Nounou-Alexis furent pour moi les moments les plus intéressants et les émouvants du livre. Nounou est certainement celui qui m'a le plus touchée... Ette grande folle qui aura passé son temps à être rejeté et qui connaîtra par connaître une mort synonyme de sa vie...
Charles part alors à la dérive, picole, fait n'importe quoi, arrive à ne plus pouvoir travailler, et sa relation avec Laurence part en lambeaux. Il décide de prendre le taureau par les cornes, d'aller voir Alexis, de s'expliquer avec lui sur le suicide d'Anouk. Mais là-bas, dans le Sud, la merveilleuse Kate et sa tribu de marmots l'attendent. Tout est encore possible et il ne le sait pas... enfin, LUI, ne le sait pas, mais NOUS, ça doit bien faire environ un quart du livre qu'on se doute de qui va arriver et de l'"happy end" annoncé.
J'aurais aimé en connaître un peu plus sur Alexis, personnage intriguant et mystérieux et en savoir un peu moins sur Kate, à laquelle je ne me suis absolument pas attachée...
Désolée Anna, mais je trouve que là, tu es un peu trop tombé dans la facilité... Pas touchée...
Je suis vraiment extrêmement curieuse de savoir ce que VOUS en avez pensé et de connaître votre ressenti sur ce livre.
« Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.
« Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.
C'est fini, tu comprends ?»
Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.» .
Je vous invite également à lire la critique de Marie.
"La Consolante" d'Anna Gavalda - Ed.Le Dilettante - 24,50 euros.
Prochaine lecture : "L'Insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera.
Je n'ai pas besoin de vous préciser que je suis une dingue de lecture ; avec le temps, vous commencez à me connaître.
Je porte à l'objet "livre" un quasi culte : je le hume, le caresse. J'en prends un soin inouï : impossible pour moi de gribouiller dessus, ce qui faisait d'ailleurs beaucoup rire mes camarades à la Fac de Lettres.
Je suis donc logiquement totalement "tombée en amour" devant la collection Folio Luxe. A première vue, il ne s'agit que d'un banal livre de poche Folio mais l'originalité (outre le fait que chaque exemplaire soit accompagné d'une biographie de l'auteur en question) réside dans le fait que le livre se trouve dans un étui, à chaque fois différent et en accord avec le sujet du livre (par exemple, un étui en "moumoute" rose fluo pour LE livre de ma vie, "Lolita" de Nabokov). Tout pour vous aider à constituer chez vous une jolie bibliothèque.
En plus, celle-ci ne vous coûtera pas cher : moins de dix euros par livre.
J'espère que Gallimard ne tardera pas à étoffer la liste des livres diponibles pour le moment :
"La Ferme africaine" de Karen Blixen
"Lolita" de Vladimir Nabokov
"Un barrage contre le Pacifique" de Marguerite Duras
"Zazie dans le métro" de Raymond Queneau
"Sur La route" de Jack Kerouac
"Le Parfum" de Patrick Sünskind
"La Vie devant soi" de Romain Gary (Emile Ajar)
"Le Vieil homme et la mer" d'Ernest Hemingway
"1984" de George Orwell
...Il parait qu'un jour, il y a bien longtemps, la France a été le Pays des Droits de l'Homme... Quelqu'un peut-il me rappeler juste quand c'était car personnellement, j'ai oublié...
Il l'a confirmé au président chinois Hu Jintao en marge du sommet du G8 à Toyako. En mars, il avait posé comme condition à sa venue à Pékin une reprise du dialogue sino-tibétain. Angela Merkel et Gordon Brown, eux, n'iront pas.
C'est maintenant officiel, Nicolas Sarkozy se rendra à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques le 8 août à Pékin, «en sa double qualité de président de la République française et de président en exercice du Conseil européen». Il l'a annoncé cette nuit au président chinois Hu Jintao lors d'une rencontre bilatérale mercredi en marge du sommet du G8 à Toyako (Japon).
Sarkozy, poursuit le communiqué, «a marqué la volonté de la France de continuer a approfondir la relation de partenariat stratégique avec la Chine dans toutes ses dimensions et a réaffirmé le soutien de la France à la Chine, durement frappée par le séisme de Wenchuan».
«La France a aidé à la reprise du dialogue entre la Chine et le Tibet, et une nouvelle session de négociations aura lieu en octobre», fait valoir une source proche du Président français, en se refusant à tout autre commentaire sur la situation tibétaine.
De nombreux amis politiques de Sarkozy avaient déjà fait savoir la semaine dernière que le président français comptait mettre fin au suspense sur sa participation en annonçant qu'il comptait se rendre à Pékin pour l'ouverture des Jeux. Ces commentaires ont déclenché ces derniers jours une vague de protestations parmi l'opposition et les partisans de la cause tibétaine, très mobilisés après les violents troubles qui se sont déroulés au Tibet à la mi-mars.
En mars, le président Sarkozy s'était déclaré "choqué" par ce qui se passait au Tibet. Il avait posé comme condition à sa venue à Pékin une reprise du dialogue sino-tibétain.
Le patron des députés socialistes, principal parti d'opposition, Jean-Marc Ayrault, avait la semaine dernière demandé Sarkozy à boycotter la cérémonie d'ouverture «au nom de tous ceux qui luttent pour la liberté et les droits de l'Homme dans le monde». Il avait invité M. Sarkozy, président en exercice du Conseil européen depuis le 1er juillet, à demander à «tous ses collègues européens» de faire de même.
Nicolas Sarkozy «capitule» et «abandonne ses propres engagements» s'il se rend à cette cérémonie, avait estimé de son côté vendredi le secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard.
Le président américain George W. Bush a pour sa part annoncé jeudi qu'il se rendrait à Pékin le 8 août.
liberation.fr

Autant l'annoncer tout de suite, je ne suis pas une inconditionnelle d'Harry Potter. J'ai lu tous les tomes et j'y ai même pris un certain plaisir, me laissant emporter par l'intrigue et m'attachant aux personnages mais je n'ai jamais couché devant une FNAC ou un Virgin afin d'être parmi les premières à acquérir un des nouveaux titres de la série. J'ai même toujours attendu la sortie en poche... sauf pour celui-ci, que l'on m'avait offert.
Etant une lectrice acharnée, j'ai toujours un milliard de livres qui m'attendent sous mon lit ce qui explique cette lecture tardive (oui, oui, vous avez bien compris, Harry Potter était archivé depuis octobre!).
Comme tout le monde, j'étais assez excitée et fébrile à l'idée de lire le dernier tome de la saga qui nous tient en haleine depuis une décennie... Et bien, que de déceptions!
J'ai mis beaucoup de temps à entrer dans l'histoire ; il a fallu que j'attende les 3/4 du livre avant d'être emportée par les aventures du sorcier. En fait, j'ai ressenti un énorme malaise : je n'ai pas reconnu Harry (ni les autres protagonistes) ; j'avais l'impression d'avoir en face de moi un autre personnage que celui auquel j'avais eu à faire jusqu'à présent. Quant à Ron, il m'est ici devenu antipathique!
Quant à la fin, mon Dieu, ce qu'elle est téléphoée! Si J.K. Rowling sait rendre la destinée de certains personnages poignante, son trio de héros est toujours frappé par la malédiction des relations dignes d'un soap opera : à ce titre, l'épilogue, dix-neuf ans dans le futur, est un modèle de fadeur, quand l'émotion devrait nous prendre à la gorge, ou bien nous apporter un sentiment de plénitude, et les dialogues sonnent parfois un peu creux, tout au long du roman. Quelques facilités scénaristiques sont également de la partie, la marque de l'auteur se faisant sentir en arrière-plan, mais avouons que cette impression demeure légère.
Mais ne boudons pas notre plaisir, celui-ci est loin d'être absent au fil des pages (vous allez ici voir certains personnages sous un autre jour... mais chut!) ; ce roman se dévore, en grande partie motivé par l'envie de découvrir les derniers mystères savamment entretenus par l'auteur.
Harry Potter et les reliques de la mort de J-K Rowling - Ed. Gallimard jeunesse - 26;50 euros.
Prochaine lecture : La Consolante d'Anna Gavalda.
... et parce qu'on attend ce moment depuis tellement d'années... Pas de mots pour traduire ce trop plein d'émotion et de joie... Les images sont assez fortes pour le faire à ma place...



Il y a quelque temps, l'agence Tribeca m'a envoyée une épreuve non corrigée de "Rebelles" d'Anna Godbersen qui ne sortait chez Albin Michel que quelques semaines plus tard.
Ce livre était présenté comme un véritable phénomène outre-Atlantique (plus de 100 000 exemplaires vendus) donc, en plus du fait de découvrir un livre en avant-première, j'étais toute émoustillée!
Et bien, mon excitation est vite retombée... Dès les premières pages du livre vous sentez bien que vous n'avez pas à faire ici à de la très grande littérature mais la lecture est assez plaisante... enfin, le premier quart du livre... Après, mon Dieu, que c'est laborieux! C'est plat et il n'y a pas d'intrigue puisque dès le début, vous sentez bien comment le livre va se finir.
Une fois votre lecture terminée, vous avez l'impression de n'avoir rien lu.
A éviter donc!
Dans un monde d'ostentation en d'artifices, où l'apparence compte plus que tout, et où le fait de briser les codes sociaux entraîne le risque de devenir une exclu. Cinq adolescents rebelles au détour du XX è siècle mènent des vies dangereusement scandaleuses. Des amants maudits, en passant par les meilleures amies qui se tirent dans le dos. Jusqu'à la méchante fille qui agit comme une mauvaise fille et la fille bien qui fait des choses que font les mauvaises filles. Ce voyage dans le monde du temps de l'innocence mène à tout sauf à celle-ci.
Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899.
En revanche, le site officiel est très bien fait, je vous invite à aller le consulter. C'est ici
Rebelles d'Anna Godbersen - Ed. Albin Michel - 17 euros.
Prochaine lecture : La Vie sexuelle de Catherine M. de Catherine Millet.
Je ne pense pas avoir besoin de vous le rappelez une nouvelle fois (enfin, en même temps, je le fais!), Kate Moss est un de mes modèles vivants (elle me fait d'ailleurs acheter des sacs coûtant 8000 fois le salaire moyen en Moldavie, cf. là) avec Charlotte Gainsbourg et Vanessa Paradis. Alors, j'ai été très intriguée de voir dans les rayons de ma librairie, la première biographie française de la brindille...
Mais qui est véritablement Kate Moss? Icône mode, référence du style et d'un art de vivre, elle (me) fascine. De l'adolescence insouciante dans la banlieue de Londres aux débuts difficiles dans le mannequinat, de la consécration new-yorkaise aux soirées interminables... Françoise-Marie Santucci livre la première biographie française de Kate Moss. Toutes les facettes de la star y figurent : brindille débutante, égérie des grandes maisons du luxe, muse de la nouvelle-garde des artistes britanniques, mifinette fan de rock stars, amoureuse sulfureuse, scandaleuse protagoniste de la presse people, jeune femme mystérieuse, inspiratrice -pourtant muette- de toute une génération. La vérité est un mythe planétaire.
Quelques extraits :
Naissance d'un style
"Mais la plupart du temps, la vie de Kate se déroule en dehors de la maison, en dehors de l'école. Le week-end, elle court les boutiques de fripes, les ventes de charité organisées par Oxfam, une ONG célèbre en Grande-Bretagne. "J'ai toujours aimé les vêtements, j'avais un goût pour ça, je repartais avec des sacs entiers de vieux trucs pour 50 pence" - 70 centimes d'euros. Elle pioche dans l'ancier, l'usé, le dépareillé, plutôt que sur les portants des boutiques où s'expose la mode des années 80, qu'elle déteste."
"Se baladant en jeans et blouson de seconde main, elle ne jure que par Vivienne Westwood quand il s'agit de faire son petit effet ; Short mini, tee-shirt Vivienne et chaussures "Sex" de Vivienne, à talons et bouts arrondis, qu'on va dénicher dans l'une des boutiques de Croydon. "On était comme ça dans ma bande, à faire attention à notre allure ; c'est le propre des gens de banlieue, ils sont plus branchés."
Les débuts de mannequin
"Soudain, pâlotte et si fraîche, Kate Moss symbolise la nouvelle vague de tout - mode, musique, look. "Avec Corinne Day, avancera-t-elle, on avait capturé l'atmosphère de l'époque en Angleterre. Ce n'était pas le glamour des années 80. ça se passait dans la rue où tout le monde disait : "Montrons nos seins et rigolons. Soyons plus vrais, n'ayons pas à grandir trop vite, prenons du plaisir!"
C'est la première fois depuis les sixties, la minijupe de Mary Quant et Twiggy, à la dégaine aussi peu "conforme" que la sienne - trop petite, trop maigre et plate -
qu'une mannequin évoque si peu le chic et l'argent, autant la jeunesse des villes."
Heroin Chic
"Maigreur et jeunesse sont les thèmes de la vindicte anti-Moss, anti-mode. Avec un arrière-plan, plus ou moins formulé, le spectre de la drogue planant sur cette nouvelle tendance qui joue sur le fil du rasoir, l'allure grunge et l'absence de glamour. On appelle ce style "heroin chic", et Kate Moss avec son air de waif, d'enfant abandonné, en est propulsée l'emblème."
Presse people
"Avec (Johnny) Depp, elle devient une "people". La fille de Croydon, qui devait feuilleter ces magazines-là, adolescente, a forcément trouvé ça drôle, au début. Depuis, on la découvre chaque mois ou presque, qu'il vente ou qu'il pleuve à Paris, Londres et Moscou, arpenter les mers les plus chaudes, les plages les plus blanches - dans son univers, le paradis n'est jamais bien loin."
"So you want to be a rock'n'roll star ?"
"Le photographe Mick Rock, qui suivit notamment les Stones et David Bowie dans les années 70, confiera à propos de sa copine Kate Moss : "Elle voulait être le Keith Richards de la mode ; Elle y est arrivée." Elle-même n'a jamais parlé de cette aspiration-là, qui dans sa tête signifiait sûrement avoir la liberté de faire ce qu'on veut, quand on veut, et tant pis pour ceux que ça choque. [...] Kate Moss sort du même moule. On ne parle pas de drogues, plutôt du désir constant de s'amuser : c'est l'un de ses traits essentiels. "Je n'aime pas me coucher, confiera-t-elle. J'ai toujours eu une sorte de phobie par rapport à ça, la peur de rater quelque chose ; Probablement un truc d'enfant."
L'affaire
"Pixelisé jusqu'à l'excès, le cliché ne ressemble en rien à ceux qu'on connaît de Kate Moss : Les officiels des magazines, les volés de paparazzis. Pour la première fois, une image d'elle vend autre chose que sa beauté et sa coolitude ; Elle dévoile une intimité crue, et rend la terre entière témoin de cette intrusion dans la vraie vie de Kate Moss. [...] D'après le Mirror, cette "mère d'un enfant de trois ans" a déjà beaucoup bu - vodka, gin, vin, bière -, et fumé un nombre incalculable de cigarettes lorsque la cocaïne étant là et personne pour s'en occuper, elle se dévoue."
Kate Moss : libre et mutique
"Kate Moss, disait Simon Chambers de Storm, écrira un jour son autobiographie. On en doute puisqu'elle sait que sa légende repose sur le mystère, mais pourquoi pas. Elle la publiera et qu'y apprendra-t-on, hormis des souvenirs polis ? La peinture sera suffisamment jolie et écaillée pour entrer dans le cadre doré du mythe. Que pourrait-elle raconter, sinon qu'elle était là au bon moment, qu'elle a vécu vite, qu'elle a profité de tout ?"
Kate Moss par Françoise-Marie Santucci - Ed. Flammarion - 18 euros
... Et il est encore tout chaud, il est arrivé aujourd'hui : le nouveau clip de Madonna feat Justin Timberlake

Est-ce mon côté monarchiste qui a subitement repris le dessus? Toujours est-il, et alors que je sortais de la lecture d'une autre biographie (chiante, celle-là, voir ici), j'ai littéralement dévoré ce livre.
Enfant de l'école Républicaine, j'avais de Marie-Antoinette, l'"Autrichienne", une image plus que négative. Croqueuse d'hommes, n'aimant pas son mari ni ses enfants, cause de la famine régnant alors en France, dépensant l'argent des caisses du pays... bref, rien de glorieux. Il est amusant de voir que cette reine suscite toujours, plus de deux cents ans après sa mort, autant de véhémence alors qu'elle reste le personnage historique français le plus célèbre dans le monde et qu'elle a toujours été unanimement admirée pour son inébranlable courage face aux grands cataclysmes du siècle. ; le paradoxe français sans doute...
Alors que Sofia Coppola n'était pas arrivée à réhabiliter Marie-Antoinette, Antonia Franser, dont la cinéaste s'est inspirée pour réaliser son film -on peut même parler d'adaptation- nous fait nous passionner pour cette femme non moins passionnante elle aussi (il est à noter qu'Antonia Fraser est la femme d'Harold Pinter, ça aide...).
Sa biographie est très vivante, riche de détails sur la vie quotidienne, d'analyses psychologiques, de précisions sur l'enfance et la famille de la future Reine (le rôle de sa mère, l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche), son accueil difficile en France, son rôle de bouc émissaire, ses relations avec le roi son mari, leur mariage longtemps non consommé, sa possible liaison avec le suédois Fersen, ses erreurs, son courage, son destin.
C'est un livre éminemment humain, peignant davantage le portrait de la femme que de la Reine, plus centré sur sa personnalité, ses goûts, ses choix que sur les considérations géopolitiques et philosophiques qui servent plus ici de contexte indispensable que de préoccupation centrale à sa biographe. C'est sans doute la nature très animée, humaine et personnelle du portrait de cette figure malmenée par l'Histoire qui rend cette biographie si captivante.
J'avoue avoir été un peu moins passionnée vers les 3/4 du livre, au moment où le roman plonge un peu plus vers une sphère politique mais cela dure guère et le récit de la fin de vie de Marie-Antoinette, les descriptions insupportables de sa détention au Temple et sa fin tragique sont admirablement bien écrits. J'avoue qu'ils font froid dans le dos et ils dépeignent bien là la cruauté inhumaine dont peuvent parfois faire preuve les hommes...
A lire, donc...
Tour à tour Reine de la mode, l'Autrichienne, Madame Déficit, Madame Veto, Icône martyre ou Messaline Royale, Marie-Antoinette est une des rares femmes de l'histoire de France à avoir cristallisé autant de passions haineuses, envieuses ou amoureuses. Avec son objectivité et sa précision d'historienne, Antonia Fraser retrace le voyage initiatique de la reine : son enfance, son idylle avec le comte Axel Fersen et, enfin, ses efforts héroïques pour sauver sa famille, et la monarchie, de la tempête...
Marie-Antoinette d'Antonia Fraser - Ed. J'ai lu - 8 euros
Prochaine lecture : Rebelles d'Anna Godbersen
... Et parce qu'on ne boude pas son plaisir...

Rarement un livre me sera autant échappé des mains... Et comme je mets toujours un point d'honneur à terminer un livre quel qu'il soit, je suis finalement arrivée au bout des quasi 600 pages de L'Irrégulière.
Bien sûr que l'écriture de Edmonde Charles-Roux est belle (ce qui confirme d'ailleurs ce que je pensais, notamment lorsque je lis du Amélie Nothomb : de belles phrases ne font pas forcément de bons livres.)
En fait, une seule chose me vient à l'esprit pour qualifier ce livre : c'est chiant!
Je n'ai absolument rien appris sur Gabrielle Chanel que je ne sus déjà. Il n'y a aucune vie dans ses écrits, aucun rythme si bien que je ne suis jamais entrée dans le livre.
L'auteure s'éparpille beaucoup trop dans la chronique qu'elle fait des soixante-dix premières années du xxe siècle ; il n'est, en effet, guère d'hommes et de femmes célèbres qui n'aient approché Gabrielle Chanel. Cocteau, aussi bien que Picasso, Max Jacob, Paul Morand, Colette, Reverdy, Missia Sert, son amie de toujours, Diaghilev et Stravinski furent, entre autres, les témoins intimes de cette aventure extraordinaire. Cette foison de personnages satellites nous éloigne beaucoup trop du personnage principal.
Et pourquoi L'Irrégulière vous demandez-vous? Tout simplement parce que "Mademoiselle Chanel" était une femme qui exerçait son pouvoir à la tête d'une immense entreprise, qui fut le pôle d'attraction de toute une époque, et qui aura été, néanmoins, tout au long de son existence, une marginale, une «irrégulière»...
L'irrégulière, ou, Mon itinéraire Chanel de Edmonde Charles-Roux - Ed. Livre de Poche - 6;50 euros
Prochaine lecture : Marie-Antoinette d'Antonia Fraser

Cahier de vacances pour adultes : Spécial hiver - de Christophe Absi, François Rollin, Cosette Ancel-Lepesqueur, Fabienne Loup-Brunswick - Ed. Chiflet & Cie - EUR 7,95

...Et félicitations au nouveau phénomène du tennis français, Jo-Wilfried Tsonga sui s'offre sa première finale de Grand Chelem à l'Open d'Australie, en terrassant le N°2 mondial, Rafael Nadal : 6-2, 6-3, 6-4
Il rencontrera en finale Roger Federer ou Novak Djokovic.
Allez, on y croit!
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