La fille aux chaussures

L'accro du shopping a une soeur...

 

 
 

 

  Alors que j'habitais à Rome, ma mère m'avait amené, dans ses bagages, "Les Confessions d'une accro du shopping", lors d'une de ses visites. Elle avait immédiatement pensé à moi en voyant le titre... Et ce n'est pas faux car, je me suis immédiatement retrouvée dans le personnage du personnage principal, Becky.

Dans le genre "chick lit", cette série est pour moi la meilleure. Chaque nouvel opus est hilarant et toute fille "normalement" constituée saura s'identifier à cette héroïne.

Toutefois, j'avoue que j'ai été un peu déçue par le dernier de la collection : "L'accro du shopping a une soeur".
Tous les ingrédients indispensables, qui nous faisaient tant rire (Londres, New York et... le shopping!) ont un peu disparu.
Je vous rassure quand même, on continue à beaucoup rire.

Mais de quoi parle t-il?
Après une lune de miel à rallonge, Becky rentre à Londres et retrouve son train-train de citadine avec un goût amer : sa meilleure amie l'a remplacée par une fille se rapprochant plus du cheval que de l'idéal féminin, son jouet préféré - sa Carte Bleue - est bloqué, son mari est débordé. Mais le meilleur reste à venir : ses parents lui apprennent qu'elle a une sœur née des amours prénuptiales de son père ! Un nouvel horizon se dessine pour Becky : vivement la folle aventure familiale faite de séances intensives de shopping et de soirées pyjamas. Car elle n'imagine pas seul un instant que Jess soit tout sauf son double...
Loin de renoncer malgré leurs différences, Becky va prouver une fois de plus qu'elle a plus d'un tour dans ses sacs !

 

L'accro du shopping a une soeur de Sophie Kinsella - 6,70 euros - Ed. Pocket

Prochaine lecture : L'Irrégulière ou mon itinéraire Chanel par Edmonde Charles-Roux


 

 

Je viens d'apprendre la mort de Fred Chichin, emporté à 53 ans par un concert foudroyant...

2007 va-t-elle nous laisser quelques artistes de (grand) talent??

   
free music
 

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People or not people...

 
 

  En ce moment, j'ai besoin de me vider la tête et de lire des trucs plus légers, comme "People not people" de Lauren Weisberger.
J'avais bien aimé "Le Diable s'habille en Prada" de la même auteure, mais rien d'extraordinaire. Alors que j'ai littéralement dévoré le deuxième opus de l'ex-assistante d'Anna Wintour, attendant le soir venu avec avidité afin de retrouver l'héroïne, Beth. Quand à l'histoire d'amour entre elle et le beau Sammy, telles les membres du club des lectrices des romans à l'eau de rose dont elle fait partie, j'ai craqué comme une midinette!

Alors, de quoi ça cause? Beth, vingt-six ans, travaille quatre-vingt heures par jour pour un job qu'elle déteste et un patron méprisant, a une vie sentimentale réduite à néant alors que sa meilleure amie se fiance et vit seule avec son chien hypoallergénique depuis que son petit ami Cameron l'a plaquée pour un mannequin : pour elle, c'en est trop! Alors, le jour où Pen, sa meilleure amie, lui annonce ses fiançailles, elle décide de passer un bon coup de Karcher dans sa vie et de commencer par... démissionner. Après un repos bien mérité (journées vautrée sur son canapé à dévorer des tablettes de chocolat et des romans à l'eau de rose), elle accepte, poussée par Will, son oncle gay, un boulot chez Kelly & Co, société organisatrice d’évènements mondains, de promos et autres soirées VIP
Son quotidien prend soudain une tout autre tournure : Beth troque ses pantoufles contre des escarpins et son farniente contre un agenda de ministre. Embarquée dans le tourbillon de la vie nocturne new-yorkaise, elle savoure les petits plaisirs que lui offre cette situation, jusqu'à ce qu'elle découvre que la presse people s'intéresse de près à ses nuits mouvementées... Beth adopte tant bien que mal sa nouvelle vie, et les problèmes qui vont avec … En effet, Penelope déménage à l’autre bout des Etats-Unis avec un fiancé pas très recommandable, Beth rencontre Philip Weston, séducteur de ces dames, qui se désigne d’emblée comme son nouveau petit ami, et de plus, après chaque soirée VIP, elle découvre avec effroi ses activités de la veille à la une des journaux people, signé Ellie D’initiée.

 

People or not people de Lauren Weisberger - Ed. Pocket - 7,10 euros

Prochaine lecture : L'Acrroc du shopping a une soeur de Sophie Kinsella

 

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Inoubliable Audrey...

 
 

  A l’occasion du quinzième anniversaire de sa disparition, "Audrey Hepburn, les images d’une vie" retrace l’histoire de l’inoubliable princesse Ann dans "Vacances romaines". Cent soixante-dix photos, dont soixante-dix inédites tirées de collections privées, illustrent la vie de cette actrice qui incarna l’élégance.

Ami de quarante ans, le couturier Hubert de Givenchy signe une préface poignante emprunte du profond respect qu’il lui porte. Une biographie de la journaliste 
Axelle Emden, pleine d’anecdotes, suit l’avant-propos du célèbre créateur de mode.

On découvre dans cet ouvrage des Editions YB la rencontre avec ce dernier, en 1952, à l’occasion d’un passage à Paris alors qu’Audrey Hepburn n’est pas encore une star internationale. Avec humour, Hubert de Givenchy raconte qu’averti de la venue d’une actrice « hollywoodienne », il fut surpris lorsqu’il vit « cette petite jeune fille très mince aux yeux immenses ». Un moment qui marquera le départ de leur amitié, illustrée au fil des pages par des séances d’essayage. La silhouette gracile d’Audrey se dévoile lors du film "Sabrina" notamment, pour lequel elle fera appel de son propre chef à Hubert de Givenchy pour les scènes françaises, les costumes étant pour le reste dessinés par Edith Head.

Son enfance, sa famille, son mari Mel Ferre, les monstres sacrés du cinéma rencontrés au cours de sa carrière tels Gregory Peck, Humphrey Bogart ou bien Cary Grant, son combat aux cotés de l’Unicef, les cent quatre-vingt-douze pages nous livrent l’univers de l’actrice qui « apportait aux vêtements la grâce qu’elle avait en elle » selon Hubert de Givenchy. vendu au prix de 39,95 euros, "Audrey Hepburn, les images d’une vie" est disponible en librairie depuis le 1er octobre 2007 dans la collection Beau livre-Hommage.

 

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Un Miracle en équilibre...

 
 

  Mais où es-tu passée Lucia? J'avais dévoré tous tes livres, me reconnaissant dans tes personnages névrosés et souffrant dans cette société qui leur est si mal adaptée. Malavida... Movida...

Et puis, un jour, tu m'a déçue. Ton recueil de nouvelles, "Aime-moi, per favor" m'avait profondément ennuyée, voire pire,  inintéressée. J'avais cru à une mauvaise passe, à une erreur que j'étais toute prête à te pardonner.

C'est pour cela que j'étais si avide de découvrir ton dernier opus sorti en Poche, "Un Miracle en équilibre", espérant te retrouver. Et bien, que nenni.

Je n'ai pu aucunement m'identifier à Eva, ton héroïne qui nous narre à longueur de pages, son bonheur tout neuf d'être mère.
Lucia, je pensais que tu n'étais pas comme toutes ces femmes qui ne s'épanouissent QUE dans la maternité, qui ne peuvent concevoir outre-passer la case "mère"... Et puis, ce long monologue de près de 500 pages et ces flashbacks répétitifs à New York m'ont épuisée. Seules les 150 dernières pages sont à sauvegarder dans ma mémoire de lectrice.

Mais de quoi parle ce livre, vous demandez-vous derrière votre écran? "Un Miracle en équilibre" livre, à travers cette longue lettre d'une jeune mère (Eva) à sa fille (Emma), une réflexion sur la féminité actuelle. Elle lui parle des désirs multiples et parfois contraires qui tiraillent le cœur de la femme moderne : être indépendante, attirante, active, aimante exemplaire, l'une après l'autre ou toutes à la fois. Elle lui parle aussi de ses doutes d'écrivain, de l'inspiration capricieuse et de la cavalcade impatiente des idées et des mots mais également du bonheur qu'elle a de l'avoir conçue avec l'homme aimé, de l'avoir attendue, de l'avoir ressentie, de l'avoir portée, de l'avoir mise au monde, et dans quel monde.

Lucia, te retrouverai-je un jour?... Reviens-vite...

* Ce roman a reçu le prestigieux prix Planeta, équivalent espagnol du prix Goncourt.

Un miracle en équilibre de Lucía Etxebarria - Ed. 10/18 - 7,80 euros

Prochaine lecture : People or not people de Lauren Weisberger

 

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Gallimard fait sa mode...

 



  Avec "La Mode, un demi-siècle conquérant", c’est un petit ouvrage résolument didactique que nous livent Valérie Guillaume et Dominique Veillon.

Son petit format permet aux lecteurs – qu’ils soient simples amateurs ou véritables connaisseurs – de le glisser partout, du sac à main à la poche à l’attaché-case. Mais qui dit petit par la taille, ne dit pas forcément pauvre en contenu. C’est plutôt la concision qui est privilégiée par ses deux auteurs. Et ils savent de quoi il parlent puisque Valérie Guillaume qui a déjà écrit un livre sur Courrèges (Assouline, 1998) et a dirigé le catalogue Mutations – mode 1960-2000 (Paris-musées, 2000) est conservatrice en chef du patrimoine au sein de la section design du Musée national d’art moderne. Quant au second auteur Dominique Veillon, il est directeur de recherche au CNRS (Institut d’histoire du temps présent) et a travaillé sur la guerre et la résistance avant de s’intéresser à la mode des années 1940-1945.

La mode, celle de la seconde moitié du XXe siècle, est ici vue sous toutes les coutures. Trois bouleversements majeurs sont analysés : la minijupe d’abord, puis viennent le pantalon féminin et les collants. Un focus auquel s’ajoutent les dimensions économique, industrielle et commerciale qui font la mode.

On découvre ainsi au fil des 128 pages de l’ouvrage paru aux éditions Gallimard ceux qui l’a font, des couturiers aux mannequins, en passant par les courants musicaux et leurs icônes. Ne sont pas non plus oublier les aspects (ré)créatifs de la mode dont les surenchères visuelles et techniques conduisent à l’accélération de ses cycles.

Loin de toute futilité, ce petit livre vendu 13,50 euros explique la mode d’aujourd’hui pour mieux en souligner la profondeur et met en lumière un univers qui malgré la surabondance de son offre sait se renouveler et dévoile les rouages de toute une société obsédée par son apparence.

 

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La rentrée littéraire...

 

  Comme chaque année à la rentrée, nous allons avoir un large choix de lecture puisque 727 romans français et étrangers arrivent en librairie pour la rentrée littéraire.

Parmi les 493 romans français, le cru 2007 voit s'affirmer une nouvelle génération d'auteurs, au côté des éternels "poids-lourds" de l'édition.

Au commencement, il y a Yasmina Reza. Dès vendredi, l'auteur vedette de pièces de théâtre traduites dans plus de 35 langues donne le coup d'envoi avec la sortie de "L'aube le soir ou la nuit" (Flammarion), un roman-reportage sur la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, qu'elle a suivi pendant près d'un an. Un texte annoncé comme "très littéraire"  tiré d'emblée à 100.000 exemplaires.

Egalement en première ligne, Olivier Adam publie à 33 ans son septième livre : "A l'abri de rien" (L'Olivier), une plongée dans la misère des réfugiés de Sangatte, auxquels Marie, jeune femme un peu perdue, décide de porter secours.

Dans "Fin de l'histoire" (Verticales), François Bégaudeau évoque la détention de Florence Aubenas. Benoît Duteurtre, observateur malicieux de la société, décrit un monde ultra-sécurisé dans "La cité heureuse" (Fayard). Eric Reinhardt s'attaque à la classe moyenne dans "
Cendrillon" (Stock) et Marie Darrieussecq raconte dans "Tom est mort" (P.O.L) le deuil après la mort d'un enfant.

Déjà repérés par le public et les jurys littéraires, tous confirment leur place dans la galaxie du roman français, au côté de Philippe Claudel ("Le rapport de Brodeck", Stock) ou Clémence Boulouque ("Nuit ouverte", Flammarion).

D'autres, plus expérimentés, sont fidèles au rendez-vous de septembre. Pas de rentrée sans Amélie Nothomb : 16 romans en 15 ans. Dans "Ni d'Eve ni d'Adam" (Albin Michel), la Nothomb retourne au Japon.

Pierre Assouline ("Le portrait", Gallimard), Dominique Schneidre ("Ce qu'en dit James", Seuil) ou Jean Hatzfeld ("La stratégie des antilopes", Seuil) comptent également parmi les pointures de la rentrée.

Patrick Besson livre avec "Belle-soeur" (Fayard) une élégant roman psychologique. Et les frères Poivre d'Arvor reviennent avec "J'ai tant rêvé de toi", Albin Michel).

Patrick Modiano plongera ses lecteurs dans le Paris des années 1960 avec "Dans le café de la jeunesse perdue" (Gallimard), et Philippe Sollers a intitulé ses mémoires... "Un vrai roman" (Plon).

La littérature étrangère arrive également en force. Avec pour têtes d'affiche, Norman Mailer, auteur d'une "biographie romancée d'Hitler" ("Un château en forêt" (Plon) ou Günter Grass, avec "Pelures d'oignon" (Seuil), ses souvenirs de jeunesse qui ont fait scandale en 2006 lors de leur sortie en Allemagne.

 

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Un tour du monde des écoliers, à portée de main...

 

 

 


  "...La poussière d'une cour de récréation remplie de rires d'enfants, la marelle, le foot, 123 soleil... L'instituteur fait tinter la cloche, il est temps de rentrer en classe. Une cinquantaine d'enfants se partage une vingtaine d'ardoises. Ce matin dans la cour, ils étaient cinq cents, réunis pour le lever de drapeau. Cinq cents enfants en uniforme, fatigués d'avoir marché pendant plus d'une heure pour certains d'entre eux afin d'être à l'heure à l'école. Et avec le sourire ils apprennent à lire et à écrire, à compter et à jouer."

Cette scène se déroule en Inde, à Arsikere, petit village du Karnataka, où se trouvaient les auteurs de "Un tour du monde des écoliers, à portée de main", en décembre 2003.
Pendant une année, deux jeunes fillles ont parcouru la planète, sac au dos, pour découvrir la vie quotidienne des écoliers du monde. 366 jours pendant lesquels Servane et Joséphine ont échangé des paroles, croisé les sourires et partagé des moments uniques. Elles nous dresse ici le portrait de 18 écoliers du monde entier.

Dans ce livre -dont le principe rappelle "Sacrés français" et " "Nous sommes ce que nous mangeons" dont je vous avais parlé ici et-  nous est relatées dix-huit scènes de vie scolaire, glanées partout dans le monde : Russie, Mongolie, Chine, Népal, Inde, Thaïlande, Cambodge, Laos, Tahiti, Chili (Ile de Pâques), Argentine, Brésil, Bolivie, Pérou, Equateur, Sénégal, Mauritanie, Maroc.

Dans ce qui est une véritable "carnet de voyage", les enfants qui ont entre 8 et 12 ans, ont tous un rêve, une passion, un plat préféré...  Chaque rencontre est illustrée par des photos ou des dessins de leur univers : leurs copains, leur maîtresse, leur maison, etc... Des cartes et quelques chiffres communiqués par l’UNICEF complètent ces témoignages et chaque portrait est développé sur plusieurs double page : la première est réservée à une présentation détaillée du pays (carte, monnaie, capitale, population), les suivantes sont consacrées au récit de l’enfant, il nous fait partager son univers, comme s’il parlait à un ami, et l’on découvre ainsi son école, son pays, ses jeux, sa religion et ses rêves… On découvre, à travers les récits de ces enfants, leur vie quotidienne, leur culture et leur pays.
On voyage également en découvrant les paysages, les scènes de vie grâce aux photographies, dessins et aquarelles qui illustrent chaque récit.

Le site du périple est disponible ici.

 

"Un tour du monde des écoliers, à portée de main" de Servane de Trogoff et Joséphine Flé - Ed. Romain Pages - 19,50 euros.

 

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Tag lecture...

 

 

  Trouvé sur le blog de Temoicka...

Le livre de ma jeunesse :
- La série des "Oui-Oui" : Aussi loin que remonte ma mémoire... J'ai eu la chance (je dis bien la CHANCE) de naître dans une famille de gros lecteurs. Je n'ai donc jamais été "impressionnée" par l'objet-livre. Petite, je me rappelle que j'étais frustrée de voir tout les gens chez moi, leur livre à la main, prendre énormément de plaisir à lire ; et moi, avec mes pauvres livres à images... Du coup, ma mère m'a appris à lire vers l'âge de 4 ans, avant d'entrer à l'école. Depuis, les livres sont mes meilleurs compagnons.

L'auteur que je lirai toujours :
- Lucia Etxebarria : La seule auteure dont j'ai lu toute la bibliographie. J'ai littéralement dévoré tous ses livres (mis à part "Aime-moi, por favor" que j'ai revendu dès la lecture finie). J'aime son style, je me reconnais dans les angoisses de ses personnages si décalés et si malheureux dans notre société.

L'auteur que je ne lirai plus jamais :
- Frédéric Beigbeder. J'adore le personnage, son esprit, ses réflexions, son caractère (nous avons été élus, tous les deux, les personnes les plus névrosées de la Terre!)... mais alors, ses livres... J'ai lu ses deux premiers titres, je ne suis pas allée plus loin. J'ai été prise d'une angoisse à leur lecture, l'horreur! Et puis, c'est un peu toujours la même chose : fric, baise, drogue et alcool! Au bout d'un moment, c'est gonflant!

Le livre que j'adore :
- "Lolita" de Nabokov. Selon moi, aucun autre auteur n'avait su aussi bien décrire le sentiment Amour.
"Le Petit Prince" de Saint-Exupéry : Le plus grand livre de philosophie de tous les temps. A chaque étape de la vie, on y apprend quelque chose.

L'auteur dans ma pile :
- En ce moment, je lis "Un miracle en équilibre " de Lucia Etxebarria. La critique ici-même, dès sa lecture terminée...


A vous d'y répondre si vous le voulez, sur votre blog, ou bien dans les commentaires !

 

Et comme aujourd'hui, on "fête" les 30 ans de la mort d'Elvis Presley , ma chanson préférée du King, en hommage. Ecoutez-bien les paroles, c'est une très jolie histoire...

 



Une pensée également pour Ingrid Betancourt
, 2000 jours aujourd'hui qu'elle est retenue par les FARC...

 

 

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Mal de pierres...

 
 


  En ce moment -je ne sais pas si cela est du à la saison estivale ou quoi- mais je continue dans mon exploration (passionnante) de la littérature italienne. Après la sicilienne Melissa P. et ses "100 coups de brosse avant d'aller dormir", les critiques exaltées glânées ci et là concernant "Mal de pierres" de l'auteure sarde Milena Agus m'ont poussée à la lecture.

Ce petit livre est absolument fabuleux! Plusieurs histoires d'amour se croisent, toutes très émouvantes. Aucune d'elles ne se vit dans la facilité sur cette terre gorgée de soleil où, paradoxalement, les rapports entre les Hommes sont si froids.

Au centre, l'héroïne : jeune Sarde étrange "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses". Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse : le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne à jamais mal connu ; le Rescapé, brève rencontre sur le Continent, à l'empreinte indélébile ; le fils, inespéré, et futur pianiste ; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il... Milena Agus dit de sa famille qu'ils sont "sardes depuis le paléolithique". Et c'est en Sardaigne que l'auteur de "Mal de pierres" a résolument choisi de vivre, d'enseigner et de situer son récit.

Ce roman se veut autobiographique, mais à quel degré? On ne le saura jamais, ce qui rajoute une once de mystère, à l'image des habitants de cette petite île coincée entre la Corse et la Sicile.

Au fait, pourquoi ce titre "Mal de pierres"? Tout simplement parce que le personnage principale souffre de calculs, ce qui a une incidence sur le déroulement de sa vie...

Vous serez surpris(e)s par la fin mais, chut!!, j'en ai déjà trop dit... L'omerta doit continuer à régner!


Extrait du livre :
Le dimanche, quand les autres filles allaient à la messe ou se promenaient sur la grand-route au bras de leurs fiancés, grand-mère relevait en chignon ses cheveux, toujours noirs et abondants quand j'étais petite et elle déjà vieille, alors imaginez dans sa jeunesse, et elle se rendait à l'église demander à Dieu pourquoi, pourquoi il poussait l'injustice jusqu'à lui refuser de connaître l'amour, qui est la chose la plus belle, la seule qui vaille la peine qu'on vive une vie où on est debout à quatre heures pour s'occuper de la maison, puis on travaille aux champs, puis on va à un cours de broderie suprêmement ennuyeux, puis on rapporte l'eau potable de la fontaine, la cruche sur la tête; sans compter qu'une nuit sur dix, il faut rester debout pour faire le pain, et aussi tirer l'eau du puits et nourrir les poules. Alors, si Dieu ne voulait pas lui révéler l'amour, Il n'avait qu'à la faire mourir d'une façon ou d'une autre. En confession, le prêtre disait que ces pensées constituaient un grave péché et que le monde offrait bien d'autres choses, mais pour grand-mère, elles étaient sans intérêt.
Un jour, mon arrière-grand-mère attendit sa fille avec le tuyau pour arroser la cour et la frappa si fort qu'elle en eut des blessures jusque sur la tête et une fièvre de cheval. Mon aïeule avait appris, par des rumeurs qui couraient le village, que si les prétendants de grand-mère se défilaient, c'était parce qu'elle leur écrivait des poèmes enflammés qui contenaient même des allusions cochonnes et que sa fille salissait non seulement son honneur, mais celui de toute la famille. Elle la frappait à tour de bras en vociférant : «Dimonia ! dimonia !» et elle maudissait le jour où ils l'avaient envoyée à l'école apprendre à écrire.

 

"Mal de pierres" de Milena Agus - Ed. Liana Levi - 13 euros. 

Prochaine lecture : "Un miracle en équilibre" de Lucia Etxeberria

 

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Ayé, il est sorti!...

 
 

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