La fille aux chaussures

100 coups de brosse avant d'aller dormir...

 

 

  J'aime beaucoup la littérature érotique. Non, non, je vous rassure, je ne suis pas une vieille perverse frustrée!! :) C'est juste que j'aime beaucoup ce genre littéraire que je trouve particulièrement difficile. Ce type d'écriture requiert beaucoup de talent d'écriture ; il est toujours délicat de décrire "la chose sexuelle", contrairement à la pornographie que n'importe quel ignare serait capable d'écrire : "Il lui mit sa BIP dans sa BIP tout en lui BIP le BIP."

J'aime également énormément l'Italie, pays dans lequel j'ai construit quelques uns de mes plus beaux souvenirs.

La mystérieuse Melissa P. a su à elle seule réunir deux de mes plus grandes passions grâce à ses "100 coups de brosse avant d'aller dormir".

Melissa P. raconte l'histoire d'une jeune fille (elle en l'occurrence) de 14-15 ans qui découvre que les hommes confondent sexe et amour et décide de se donner frénétiquement à eux dans l'espoir de voir un jour une lueur d'amour dans leurs yeux.
S'en suit un parcours sexy et amusant à la Justine de Sade, où la petite (qui en profite pour découvrir sa sexualité) va de désillusion  en désillusion.

C'est un livre à évidemment ne pas mettre entre toutes les mains... Même un public averti aura du mal à ne pas se trouver au bord de la nausée...
On se demande comment une fille, qui plus est de 15 ans, est capable de telles pratiques sexuelles, sans succomber dans la dépression voire dans le suicide.
A-t-elle vraiment connu tout cela? C'est la question que je me suis posée à la fin de la lecture.

Ai-je aimé ce livre? Difficile à dire. Le premier adjectif que j'utiliserais pour décrire ce livre serait : dérangeant.

 

"100 coups de brosse avant d'aller dormir" de Melissa P. - Ed. Pocket - 5,30 €  

 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Les habits du dimanche...

 
 
 

  Je viens de terminer un livre extraordinaire, un que je vais m'empresser de placer dans mon Panthéon personnel de mes meilleures lectures. Ce petit chef d'oeuvre, c'est "Les habits du dimanche" de François Morel.
 
Le nom de l'auteur vous dit forcément quelque chose. Normal, puisqu'il a campé pendant plusieurs saisons un personnage éponyme dans "Les Deschiens".
Je le trouvais déjà émouvant avec ses chemises à carreaux improbables, ses écrits n'ont fait que renforcer ce sentiment.
 
"Les habits du dimanche" est un livre nostalgique sur l'enfance, le temps qui passe, les gens qui partent... Mais, rien de triste, de larmoyant. De la nostalgie pure, selon sa plus jolie définition : "la nostalgie, c'est le bonheur d'être triste".
 
Dans les années soixante, Adrien mène une vie d'enfant et de jeune adolescent dans une petite ville de province entre son père employé modèle des Etablissements Bonprince ("Le fromage Bonprince, le fromage des princes"), sa mère qui n'a jamais eu qu'un rêve "devenir vedette de la chanson" et à qui Tino Rossi a adressé, semble-t-il, une carte pleine de sous-entendus, sa demi-soeur, Maryline ("qu'il est seul à appeler Ma Ryline"), son jeune frère Félix et son grand-père ("J'interroge grand-père : "Tu viendras cette année à l'hommage des anciens combattants ? - Me geler le cul, je te remercie bien").
A ce quatuor majeur, s'adjoignent sur la scène du petit théâtre cocasse et touchant d'Adrien quelques personnages insolites comme Monsieur Bonprince, le directeur général des Etablissements Bonprince "qui est demeuré très simple et vient parfois dîner chez les parents d'Adrien", Mademoiselle Morzadec ("notre dame catéchèse"), le petit Paul, "le nouveau à l'école qui est un sentimental", tonton Maurice et tata Madeleine qu'on voit une fois l'an pour les voeux et qu'on retrouve chaque année, lui "diminué mais pas tellement plus que l'année dernière" et elle "agonisante mais pas tellement moins que l'année prochaine". Il y a encore Gérard, le beau-frère d'Adrien, qu'Adrien n'aime pas, mais alors pas du tout, ou bien encore la souriante et Jolie Aminata, la jeune Africaine nouvellement arrivée en".
 
Découverte du monde, des autres, de l'amour, de l'ennui, de la jalousie, de la mort, composée de saynètes aussi drôles que touchantes...  
 
Une dernière chose, le livre est épuisé dans sa version poche. Il vous faudra donc dépenser quelques deniers de plus... ou courir à la bibliothèque!
 
"Les habits du dimanche" de François Morel - Ed. du Rocher - 12,96 euros. 

 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Chapi chapo...

 
 
 

  Les amatrices de chapeaux trouveront leur bonheur dans un petit livre qui explique pas à pas, photos à l'appui, comment fabriquer bibis, capelines, casquette chinoise, béret et autres couvre-chefs.

L'ouvrage retrace l'histoire du métier de modiste, fait visiter un atelier, expose les techniques de base et propose une série de réalisations.

"Secrets d'atelier Les chapeaux" - Estelle Ramousse et Fabienne Gambrelle - Edition Solar - 120 pages - 20 euros

 

2 commentaires - aucun rétrolien

Les dessous de la mode...

 
 
 
  "La mode Des métiers, une passion". Tel est le nom du nouvel ouvrage lancé par les éditions Milan au mois de mai dernier.
Illustré de deux cents dessins signés Sophie Leblanc et Nikita ainsi que de photographies, il explique au fil de ses 192 pages - articulées en vingt chapitres - l'univers de la mode grâce à une série de courts textes, clairs et didactiques.
 
L'auteur, Gentiane Lenhard, imagine qu'une jeune femme, Pome, entretient avec son amie Nina "une correspondance régulière dans laquelle elle raconte sa découverte du milieu de la mode".

Bureaux de style, stylistes, shootings, fabrication en usine, organisation des défilés, fibres et mailles... "La mode Des métiers, une passion" s'efforce de répondre aux principales questions que suscite cet univers largement méconnu du grand public. Cerise sur le gâteau : un glossaire explique même les termes techniques et le jargon employé.


La mode Des métiers, une passion - Gentiane Lenhard - Ed. Milan - 22,50 euros


 

aucun commentaire - aucun rétrolien

I love Pierre Lapin...

 
 
 

  Connaissez-vous Beatrix Potter? Je ne vous parle pas du nanard sorti l'an dernier avec Renée Zelwemachin (je ne saurai décidément jamais écrire son nom!) ni d'une descendante d'Harry (mon Dieu ce que je suis drôle ce matin!) mais de l'écrivaine/illustratrice anglaise.

Même si son nom ne vous dit rien, je suis certaine que vous connaissez ses personnages qui ornent souvent mugs et compagnie dans les magasins britanniques.

Beatrix Potter est née à la fin du XIXè à Londres dans une famille fortunée mais austère de la bourgeoisie victorienne. Elle égaya son enfance solitaire d'études et de dessins d'animaux.

Observatrice et naturaliste avisée, elle créa tout un monde peuplé de héros familiers.

Sa carrière d'auteur et illustratrice pour enfants débuta en 1902, avec la publication de "Pierre Lapin". Le public fut tout de suite conquis et Beatrix publia en moyenne deux livres par an, jusqu'en 1910. Très proche de son éditeur, Norman Warne, elle accepta sa demande en mariage contre l'avis de ses parents pour qui la profession d'éditeur n'était pas suffisamment honorable. Malheureusement, il décéda quelques semaines après leurs fiançailles. L'argent gagné grâce à ses livres lui permit d'acheter sa première propriété dans la région anglaise des Lacs, la ferme de Hill Top..

Cette pionnière du livre pour enfants est décédée en 1943, ayant consacré la dernière partie de sa vie à la mise en valeur de ses vastes terres dans la région des Lacs et à l'élevage de moutons de race. Le succès de ses " petits livres " ne s'est jamais démenti depuis un siècle : plus de cent millions d'exemplaires ont été vendus, continuant à faire la joie des enfants dans le monde entier.

Un livre regroupant l'intégrale des 23 contes de Beatrix Potter vient d'être publié. Je ne saurais que vous conseiller de l'acheter ou, du moins, le feuilleter. Je suis sûre que vous tomberez sous le charme de ce monde merveilleux, au charme si anglais.


Beatrix Potter : L'intégrale des 23 contes classiques de Beatrix Potter de Beatrix Potter - Ed. Gallimard - 24, 23 euros.

 

8 commentaires - aucun rétrolien

Grey's anatomy...

 
 
  Chaque fois que "Les Monologues du vagin" ont été joués dans ma ville, je n'ai jamais pu y aller, la salle affichant ostensiblement et invariablement "complet". Je me suis donc retournée vers la version livre de la pièce.
 
Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d'œuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes.
Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Car on a beau se définir comme étant une "femme libérée", même entre copines (à part si on s'appelle Samantha Jones), on n'ose guère parler de cet endroit de notre anatomie. On dirait même que le mot pour le définir a été choisi comme un fait exprès ; car, qui connaît un terme aussi moche que "vagin"? Vous remarquerez d'ailleurs comme des tas de dérivés ont été inventés pour désigner le sexe féminin afin de dédramatiser la chose : foufounette, minou... Alors que pour le vagin, rien. Et il est préférable d'être clitoridiennes que vaginales, si vous ne voulez pas devenir une véritable paria de la société! :) Point de salut donc pour cet oublié de la Révolution sexuelle...
 
Ce livre apparaît donc comme une bénédiction. Les témoignages sont extrêmement touchants. Rien n'est cru, il n'y a aucune vulgarité, bien au contraire. Le maître-mot est ici celui de la tendresse.
 
A sa lecture, on comprend pourquoi, depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, "Les Monologues du vagin" ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents...  Il a d'ailleurs reçu le très prestigieux Obie Award, l'équivalent des Oscars dans le domaine du théâtre.

"J'ai parlé à des femmes vieilles, jeunes, mariées, célibataires, lesbiennes, à des professeurs, des actrices, des femmes d'affaires, des prostituées, des noires, hispaniques, asiatiques. indiennes, blanches, juives. Au début, les femmes hésitaient à parler. Mais une fois qu'elles étaient parties, ou ne pouvait plus les arrêter..."
 
 
 
 
"Les Monologues du vagin" de Eve Ensler - Ed. Denoël - 12 euros
 
____________________________________________________________________________________________ 

10 commentaires - aucun rétrolien

Livre régional...

  Je viens de terminer un livre que l'on range dans la catégorie communément appelée "régionale". Ce n'est pas un genre que j'apprécie forcément en général, mais là, pas le choix, c'est l'auteur himself qui me l'avait offert et le moins que je pouvais faire, c'était tout de même de le lire par souci d'honnêteté.

Le livre intitulé "Les champs d'amour" relate l'histoire d'une mère, Clémence et de ses deux enfants : Jean et Monique. Par le biais du courrier, du journal intime, l'un de ces deux derniers va se livrer à l'autre en lui confiant ses joies et ses douleurs : nous apprenons alors comment Jean a traversé ces longues années d'internat au pensionnat Saint-Joseph de La Souterraine (Creuse) placé sous la férule du Frère Bernard avant d'être incorporé au 4è BCP à sa sortie de l'école militaire de Cherchell durant la guerre d'Algérie et comment Monique a supporté un quotidien gâché par son drame personel de femme. 

Mais c'est aussi la vie de leurs parents que l'auteur nous raconte : le labeur de Maurice (le père de famille) et la mission d'infirmière de Clémence au cours de la guerre d'Indochine. Ces deux guerres ont pour toujours entaillé le coeur de Clémence et celui de son fils, Jean.

Alors, mon verdict... Pff! J'avoue que mon avis est mitigé. Le début est très long, l'auteur nous égrénant moult détails pas forcément intéressants lorsque l'on ne connait pas - ou très peu - la région (la Creuse) les pays (l'Algérie et l'Indochine) et les guerres dont il est question dans le roman. Le détail est tout un art en littérature et tout le monde n'a pas le talent de Balzac.

L'histoire prend un peu plus de volume et d'attractivité lorsqu'elle se limite aux relations complexes entre les personnages.

Le livre reste somme toute relativement agréable à lire.

"Les Champs d'amour" de Jean-Pierre Gaidraud - Ed. Flanant - 22 euros.

 

____________________________________________________________________________________________ 

5 commentaires - aucun rétrolien

Sacré Français!...

 
 
  Un coup de coeur pour un livre de photos aujourd'hui, qui ressemble sur pas mal de points à celui dont je vous avez parlé
 
Le photographe Luc Choquer nous offre dans "Portraits de Français" un joli kaleidoscope de ce qu'est la France.
Il a initié son projet à la fin des années 1990. À cette période le monde subit, selon lui, une mutation radicale dont il choisit d'observer les effets non pas aux antipodes mais tout près, chez son voisin de palier. Chez ces hommes et ces femmes que l'on croise quotidiennement en croyant les connaître sans se rendre compte de leur " incroyable particularité ".
Pendant près d'une décennie, Luc Choquer a parcouru la France, appareil photo à la main, pour tirer le portrait de tous ceux qui constituent cette nation : femmes et enfants, jeunes mariés, châtelains, cadres, agriculteurs. Il leur a proposé de poser pour lui en toute liberté. «Nous vivons une période de mutation difficile, chaotique, explique cet admirateur de ses deux grands prédécesseurs, William Klein et Robert Frank. Je voulais observer les effets de cette mutation non pas aux antipodes, mais chez mon voisin de palier
Choquer a donc frappé à la porte des Français pour les saisir dans leur intérieur. «C'est là qu'ils construisent un univers qui les protège. Ils peuvent donner libre cours à leur liberté d'être.»
 
Au cours de ses voyages, le photographe, cofondateur de l'agence photographique Métis, rencontrait ses sujets au petit bonheur la chance, dans le métro ou au bistrot, parfois aidé par le maire ou le curé.
Il s'attache à connaître les gens. Il peut passer plus de temps à parler qu'à photographier. Chacun était libre de sa pose ou de son déguisement. Ainsi Nicolas est-il en train de repasser, chemise ouverte, quand Choquer entre chez lui. Il pose juste son fer. Le couple mixte s'enlace simplement devant la lumière de la fenêtre. 

Les 120 sujets de "Portraits de Français" représentent donc toutes les catégories de Français. «On a le sentiment de connaître les gens en les croisant dans la vie, mais, en faisant ce travail, je me suis rendu compte de leur singularité», constate Choquer.
 
Au-delà de leur diversité, ce qui frappe dans ces photos, c'est le sérieux de ceux qui posent. «La mutation en cours se lit sur les visages", décrypte le sociologue Gérard Mermet., "Elle se loge dans les situations en apparence banale (la mariée exhibe son bébé, le couple de châtelains qui pose avec ses deux enfants noirs, les deux hommes qui se tiennent la main).» Tous, raconte Luc Choquer, aiment être photographiés. «Ils m'ont dit: "Enfin, on s'intéresse à nous! "»
 
Et nous, ces visages et ces intérieurs nous captivent.

 
"Portraits de Français" de Luc Choquer (Auteur), Bernard Pelosse (Auteur), P. Romeo (Auteur) - Ed. de la Martinière - 29 euros
 
____________________________________________________________________________________________ 

aucun commentaire - aucun rétrolien

O Teulé!

 

Un gros gros coup de coeur pour ma dernière lecture : "Ô Verlaine" de Jean Teulé ou l'histoire d'un jeune poète, Henri-Albert Cornuty à la rencontre d’un grand poète, Verlaine.

Natif de Béziers, Henri-Albert Cornuty habitait la ferme de ses parents quand son oncle lui offrit pour son quinzième anniversaire les "Poèmes saturniens" de Paul Verlaine. Cette lecture le troubla si fort que, sans prévenir qui que ce soit, il partit pour Paris rencontrer son idole. Il fit la route à pied et rencontra Verlaine au premier jour de l’automne 1895. Il ne le quitta plus jusqu’à sa mort trois mois plus tard.

 

Les derniers mois de la vie de Verlaine : alcoolique grandiose, amant frénétique et désordonné, bigame maltraité par ses deux compagnes, il tituba jusqu’au tombeau entre l’ignominie et le sublime…
La vie de Verlaine fut extravagante mais les derniers mois de sa vie touchèrent au surréalisme. Il n’avait que cinquante et un ans, perclus de maux : syphilis, altération sanguine, diabète, souffle au cœur, cirrhose du foie, erysypèle infectieux, hydarthrose, pneumonie (il fallut ajouter une seconde pancarte au pied de son lit d’hôpital pour en dresser la liste complète). Et c’est au moment où il ne lui restait qu’une poignée d’admirateurs inconditionnels (dont le préfet Lépine qui interdit aux policiers du Quartier latin d’arrêter Verlaine quelles que soient ses frasques), au moment de la pire déchéance matérielle et morale, au moment où les gloires de l’époque l’accablaient de leur mépris, qu’une vague de sympathie naquit chez les étudiants qui, en quelques mois, en firent leur idole. Ils aimaient sa liberté de ton, la force de ses anathèmes, le désordre de sa vie, le génie de sa poésie. Ils se battaient pour l’écouter dans les cabarets, étripaient les mauvais esprits qui ne partageaient pas leur passion, encombraient sa chambre d’hôpital pour l’écouter déclamer et lui assurèrent à sa mort des funérailles grandioses. Ce jour-là, le Destin poussa la générosité jusqu’à faire tomber le bras de la Poésie après que le corbillard fut passé sous la statue de Carpeaux qui orne la façade de l’Opéra.

 

Tous les faits sont exacts. Le reste est inventé.

 

 

Un pur moment de bonheur, rempli d'amour, de mélancolie et d'admiration. Jean Teulé nous décrit toutes ces émotions avec une légèreté et une écriture limpide. Un pur bonheur.

J'ajouterai que j'ai la joie de rencontrer l'auteur à maintes reprises : c'est un homme délicieux, très proche de ses lecteurs, toujours souriant aux antipodes de certains "auteurs-stars" qui ne vous regarde pas. Et j'avoue que ça m'a poussée à lire à ses livres.

Ne manquez pas les illustrations de Teulé qui sont aussi belles que l'est son écriture.

 

Ne ratez pas cette auteur!

 

"O Verlaine" - de Jean Teulé - Ed. Julliard - 20,90 euros


__________________________________________________________________________________

aucun commentaire - aucun rétrolien

Si des libertines m'étaient contées...



En règle générale, je ne suis pas très friande de la lecture épistolaire. Je me sens de trop dans ces conversations privées. Je me sens mal à l'aise dans cette intimité qui n'est pas la mienne.
Exception à la règle avec "Casanova était une femme", correspondance de près de trois ans entre deux femmes que tout expose à la lumière des médias échangent, Régine Deforges et Sonia Rykiel.

Ce n'est certes pas le livre de l'année mais sa lecture est très agréable et cet échange de peurs, d'angoisses de ces deux femmes face aux temps qui passe, à la perte des personnes aimées, à l'Amour, la passion, derrière tout cela se profile une part de nous-mêmes.
J'ai été souvent émue par ces réflexions de Femmes.
Beaucoup de nostalgie se dégage également de ce livre, faisant fonctionner tous les sens olfactifs, notamment les odeurs nous ramenant à notre enfance.

La dessinatrice Claire Bretécher apporte son sourire à cette rencontre puisque c'est elle qui assure les illustrations. Et, personnellement, je suis fan de la "Bréteche"!

" ...Silence on tourne. On tourne quoi ? L'histoire d'un intrigant, un libertin, un présomptueux, un fou de sexe, de prouesses, un pantin érotique. Mais personne ne le sait. La vérité c'est que Casanova était une femme. C'était Giulietta ou Monica ou Claudia qui se donnait à corps perdu, qui se jetait dans les bras des hommes pour, après, aller se cacher derrière les arbres à l'entrée de Rome. Les fameux arbres où, au début de l'hiver, il y a des fagots qui brûlent. Là-bas, ces femmes, ils les appellent les lucciole. Je t'aime. Bon voyage. Prends soin de toi..."


"Casanova était une femme" de Régine Deforges, Sonia Rykiel, Claire Bretécher (Illustrations) - Ed. Calmann-Lévy - 14,90 euros

________________________________________________________________________________________________________________

6 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 | Page suivante