

Le couturier italien Valentino fêtera début juillet à Rome ses quarante-cinq ans de maison, avec une rétrospective de ses collections, une soirée de gala et surtout la présentation de sa collection de haute couture organisée pour la première fois depuis dix-sept ans dans la cité éternelle.
Le couturier, de son vrai nom Valentino Garavani, le maire de Rome Walter Veltroni et le ministre de la Culture Francesco Rutelli ont présenté mercredi à la presse le programme des festivités qui se dérouleront les 6 et 7 juillet.
Le vendredi 6 juillet sera inaugurée la rétrospective "Valentino à Rome : quarante-cinq ans de style", qui présentera quelque trois cents vêtements emblématiques du style du couturier âgé de 75 ans au musée de l'Ara Pacis, le dernier-né des musées romains, un écrin moderne de verre conçu par l'architecte américain Richard Meier.
Le samedi 7 juillet, Valentino présentera sa collection de haute couture pour l'automne-hiver 2007/2008. Le couturier présente depuis dix-sept ans ses collections femme à Paris et signera ainsi son grand retour dans la ville où il a commencé sa carrière et où il travaille toujours.
Le samedi soir, un grande soirée privée sera organisée en présence de nombreuses personnalités dont les mannequins Claudia Schiffer et Elle McPherson, et les actrices Gwyneth Paltrow et Meryl Streep.
Valentino a ouvert son premier atelier à Rome en 1959 et s'est fait remarquer dès sa première collection présentée en 1962 avant de connaître le succès en 1968 avec sa fameuse "Collection blanche", puis grâce à son "rouge Valentino".

La maison Dior célèbre ses soixante ans dans l'intimité de la villa d'enfance de Christian Dior à Granville avec une exposition placée sous le signe de la couleur, élément essentiel pour le couturier mais aussi ses successeurs.
Loin du bruit et de l'agitation de ses fastueux défilés parisiens où se pressent les célébrités, la griffe de luxe, créée en décembre 1946, revient sur son passé dans cette haute bâtisse rose surplombant la mer et entourée d'un vaste jardin qui fut l'oeuvre et la passion de la mère de Christian Dior.
Les petites pièces de la demeure familiale, devenue musée il y a dix ans, abritent quelque 80 modèles, essentiellement des robes, qui illustrent la continuité, en termes de couleurs et de codes stylistiques, entre Christian Dior et ceux qui lui succédèrent à la tête de la création de la maison de couture : Yves Saint Laurent brièvement, puis Marc Bohan, Gianfranco Ferré et depuis dix ans, John Galliano.
"Les couleurs sont merveilleuses et rendent plus séduisantes mais elles doivent être utilisées avec précaution", estimait Christian Dior, ancien galeriste venu tardivement à la couture mais qui connut dès son premier défilé, le 12 février 1947, un succès foudroyant teinté de scandale, avec son fameux "New look" : taille fine, jupe longue, poitrine haute, épaules étroites.
L'exposition, intitulée "Dior, 60 années hautes en couleurs", regroupe les modèles par nuance : outre le gris et le rose, directement inspirés de la villa granvillaise entre ciel et mer, et devenus les couleurs emblématiques de la marque, la palette comprend le lilas, le bleu, le vert, le rouge, le blanc, le noir et l'or.
Parallèlement, le vestiaire exposé illustre les codes maison : motifs panthère ou étoile, pied-de-poule, cannage, noeuds (dans la structure même du vêtement ou comme ornement), pois...
Chaque vitrine réunit une dizaine de robes témoignant de la continuité du style Dior et le visiteur pourra s'exercer à tenter d'attribuer chaque modèle à son créateur.
Elément phare de la vitrine des roses, la robe "Cricri" de John Galliano (2005), en tulle rose pâle avec corset trompe-l'oeil, donne "vraiment l'impression de voir une robe Christian Dior", commente Barbara Jeauffroy, commissaire associée de l'exposition. "Galliano respecte complètement les codes de la maison". Le modèle "Fête" de Christian Dior (1948), d'une douce nuance " (rose boréal", est doté d'une traîne/faux-cul mais le couturier a "sublimé ses inspirations Belle-Epoque par une modernité nouvelle qui donne un dynamisme au vêtement", souligne-t-elle.
Dans la vitrine des gris apparaît le pied-de-poule, utilisé par Christian Dior à partir de 1948 et repris notamment en 1989 par Gianfranco Ferré dans un tailleur avec un énorme noeud.
La robe "Bonne étoile" (1952), en soie marine constellée de petites étoiles blanches, rend hommage à l'étoile de fonte trouvée par Christian Dior dans la rue en 1946, et dans laquelle il vit un signe du destin l'encourageant à faire affaire avec le magnat du textile Marcel Boussac pour ouvrir sa maison de couture.
Plus loin, le visiteur peut admirer un trench en faille imprimé panthère - motif utilisé dès 1947 -, qui fut boudé à sa sortie vers 1955 mais "a marché la deuxième année car Marlène Dietrich et Zizi Jeanmaire en ont acheté", explique Barbara Jeauffroy.
L'exposition, qui se tient jusqu'au 23 septembre, donne également à voir des dessins de l'affichiste René Gruau, quelques accessoires et retrace l'histoire des parfums et cosmétiques Dior.

Les villes-mondes - Londres bien sûr, mais aussi Buenos Aires, New York, Bombay - sont à l'affiche du festival "Etonnants Voyageurs de Saint-Malo", "parce que c'est dans ces villes, pour l'essentiel, que s'invente et se renouvelle le littérature".
A cette occasion, le festival malouin poursuivra le débat amorcé il y a quelques semaines avec la publication d'un manifeste "Pour une littérature monde en français".
Londres sera aussi la capitale culturelle invitée du "Marathon des mots", le festuval littéraire de Toulouse.
Au programme, les principaux auteurs anglais contemporains (David Lodge, Jonathan Coe, Robert McLiam Wison...), mais également des écrivains français que Londres a inspirés et une sélection de films pour découvrir la capitale britannique par le cinéma.
"Etonnants Voyageur", à Saint-Malo, du 26 au 28 mai. Tél : 02.99.31.05.74. www.etonnants-voyageurs.com
"Le Marathon des mots", à Toulouse, du 13 au 17 juin. Tél : 05.61.11.02.22. www.lemarathondesmots.com

Une idée de sortie pour ce week-end si vous êtes de passage à Paris.
Jusqu'au 23 septembre, vous pouvez découvrir au Musée de la mode et du textile/Musée des arts décoratifs une exposition consacrée aux créations réalisées par Jean-Paul Gaultier pour la chorégraphe Régine Chopinot.
Quatre-vingt silhouettes, soit près de trois-cent vingt-huit vêtements et accessoires qui ont accompagnés chacun des spectacles de la chréographe, de "Délices" en 1983 jusqu'à "Soli-Bach" en 1994 sont exposés.
La "griffe" de Gaultier est déjà bien présente ; on ne peut ne pas faire un parallèle avec la création de mode du couturier : les robes corsets (bien avant celles crées pour Madonna), les crinolines fantasques de laine torsadée, « les slips géants » ou encore les « robes coussins » chassent les conventionnels « tutus » que Jean Paul Gaultier taille dans l’épaisseur pour composer des costumes puzzles emboîtables ou qu’il éparpille malicieusement sous des costumes d’hommes aux rayures tennis androgynes, des combinaisons peintes en trompe-l’œil, des crinolines et des peignoirs pleins d’humour, des accumulations et des rencontres inusitées de matériaux et d’objets de récupération, confèrent à chacun des costumes un statut scénique fort.
Les costumes, sources documentaires inestimables, jamais montrés au-delà des représentations pour la plupart, sont au nombre de cent, répartis sur les deux niveaux du Musée de la Mode et du Textile. Ils s’amusent cérémonieusement du vocabulaire vestimentaire de la danse, le malmènent et l’inventent à nouveau.
Réalisée en relation étroite avec Régine Chopinot et Jean Paul Gaultier, l’exposition met en évidence des vêtements témoins, des vêtements manifestes accompagnés des vidéos de chacune des pièces chorégraphiques. Dans une scénographie épurée, habilement soulignée d’un geste illusionniste, les costumes apparaissent comme suspendus au temps, à l’espace avant qu’ils ne gagnent les réserves du musée où ils seront ensuite conservés au sein des collections nationales…
L’exposition s’achève sur un choix précis de vêtements issus des collections de prêt-à-porter et de haute-couture de Jean Paul Gaultier, rigoureusement sélectionnés à partir des techniques et des thèmes évoqués par les différents costumes de danse.
"Jean Paul Gaultier/Régine Chopinot Le défilé" - Musée de la mode et du textile/Musée des arts décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris Ier - du 22 mars au 23 septembre
_______________________________________________________________________________________________________________
Dites-nous ce que vous pensez de MaBulle et ce que vous aimeriez y voir, notamment sur ce blog