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Johannaandthecity

La fille aux chaussures

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Auguri Signor Valentino...

Dimanche 17 Juin 2007, 10:03 GMT+2par Johannaandthecity

 

  Le couturier italien Valentino fêtera début juillet à Rome ses quarante-cinq ans de maison, avec une rétrospective de ses collections, une soirée de gala et surtout la présentation de sa collection de haute couture organisée pour la première fois depuis dix-sept ans dans la cité éternelle.


Le couturier, de son vrai nom Valentino Garavani, le maire de Rome Walter Veltroni et le ministre de la Culture Francesco Rutelli ont présenté mercredi à la presse le programme des festivités qui se dérouleront les 6 et 7 juillet.

Le vendredi 6 juillet sera inaugurée la rétrospective "Valentino à Rome : quarante-cinq ans de style", qui présentera quelque trois cents vêtements emblématiques du style du couturier âgé de 75 ans au musée de l'Ara Pacis, le dernier-né des musées romains, un écrin moderne de verre conçu par l'architecte américain Richard Meier.

Le samedi 7 juillet, Valentino présentera sa collection de haute couture pour l'automne-hiver 2007/2008. Le couturier présente depuis dix-sept ans ses collections femme à Paris et signera ainsi son grand retour dans la ville où il a commencé sa carrière et où il travaille toujours.

Le samedi soir, un grande soirée privée sera organisée en présence de nombreuses personnalités dont les mannequins Claudia Schiffer et Elle McPherson, et les actrices Gwyneth Paltrow et Meryl Streep.

Valentino a ouvert son premier atelier à Rome en 1959 et s'est fait remarquer dès sa première collection présentée en 1962 avant de connaître le succès en 1968 avec sa fameuse "Collection blanche", puis grâce à son "rouge Valentino".

 

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La mode fait son cinéma...

Samedi 16 Juin 2007, 10:37 GMT+2par Johannaandthecity
 
 
 
 
  Une trentaine de costumes et de robes signés des plus grands créateurs de mode et portés par des stars de cinéma dans des films célèbres seront présentés au public du 13 juillet au 2 septembre prochains au Grenier à sel à Honfleur dans le cadre d'une exposition intitulée "La mode fait son cinéma".

Les visiteurs pourront notamment admirer la robe de Romy Schneider dans "La Piscine", créée par Balenciaga, le costume d'Alain Delon dans "Borsalino", signé Christian Dior, ainsi que des tenues d'Audrey Hepburn, Mireille Darc, Gloria Swanson imaginées par Hubert de Givenchy, Guy Laroche, Coco Chanel.

Environ soixante-dix gouaches, représentant des projets de costumes conçus pour le cinéma entre 1902 et 1916 seront également exposés.
 

 
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Un nouveau fashion pâtissier au Café de la Paix...

Vendredi 15 Juin 2007, 10:32 GMT+2par Johannaandthecity
 
 
  Après Paco Rabanne et Gaspard Yurkievich, c’est au tour de Claude Montana d’occuper les fourneaux du Café de la Paix. L’homme aux deux Dés D’or, se mue en couturier de la haute pâtisserie et crée le "Passion Victim", une référence en forme de clin d’œil à l’expression "Fashion Victim" dont le styliste revendique la paternité.

Ce dessert entièrement blanc s’inspire de son flacon "Parfum d’Elle" sorti en 1989.
Une architecture très graphique, toute en strates ovalisées, parfaitement représentative de l’esprit Montana. Un esprit débordant de créativité qui devrait faire l'objet d'une rétrospective en 2008 à Genève puis à Paris.
« Passion Victim est une émotion visuelle et gustative » explique le créateur de mode. Du côté des papilles justement, c'est à la passion que notre gourmandise succombe.
Puisque l'« on peut être victime de la mode comme de la passion » aux yeux de Claude Montana, son dessert discret tout en mousse de chocolat blanc cache en son cœur une surprenante crème aux fruits de la passion. Cerise sur le gâteau : la dégustation s'achève sur le croustillant d'un biscuit praliné à la noix de coco.

Réalisé par Laurent Delarbre, le nouveau chef aux allures juvéniles du Café de la Paix et son chef pâtissier Guillaume Caron, "Passion Victim" sera disponible en édition limitée du 17 septembre 2007 au 13 janvier 2008 au prix de quinze euros pièce.
En attendant et jusqu’au 16 septembre prochain c’est Gaspard Yurkievich et son "Cream Passionnel" qui sont à l’honneur.

Voilà déjà deux années que la mode et la pâtisserie ont rendez-vous au Café de la Paix.
Après quatre succulentes créations gourmandes signées par des femmes, le "Passion Victim" de Claude Montana conclut la série de trois pâtisseries Fashion "Design by Men" proposée en exclusivité dans ce prestigieux café parisien sous l’égide de Paris Capitale de la Création.
 
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L'Arlesienne en Auvergne...

Samedi 9 Juin 2007, 10:55 GMT+2par Johannaandthecity
 
 
 
  Quelque cent trente robes, pourpoints ou tutus dessinés par Christian Lacroix pour des ballets, des opéras et des pièces de théâtre, sont exposés à partir de dimanche et jusqu'au 11 novembre au Centre national du costume de scène (CNCS) de Moulins.

Christian Lacroix qui vient d'obtenir un Molière du créateur de costumes pour Cyrano de Bergerac, après un premier Molière en 1995, est président du CNCS, inauguré le 1er juillet 2006. Sa maison de couture fête cette année ses vingt ans.

"Christian Lacroix est beaucoup plus libre dans le spectacle qu'il ne peut l'être dans la haute-couture : dans le spectacle, on reste dans la pure imagination et dans la fantaisie, à partir du moment où le metteur en scène le souhaite", explique Delphine Pinasa, directrice déléguée du CNCS et commissaire de l'exposition.
"Dans le spectacle, où le costume doit être au service avant tout d'une mise en scène, tout est possible alors que cela ne l'est pas dans le quotidien", poursuit-elle. Même si les costumes de scène doivent répondre à des exigences particulières. "Christian Lacroix utilise beaucoup dans la mode les matières fluides, aériennes, des mousselines. Sur scène, il faut que cela soit plus résistant, souvent les artistes sont allongés, ils bougent beaucoup".
Le couturier aime mélanger les périodes historiques, avec par exemple des pantalons sous des robes XVIIIe. "Il aime aussi faire de la récupération, utiliser des costumes achetés aux puces, les rafraîchir, les remettre sur scène, les mélanger à des choses modernes", explique Delphine Pinasa : "c'est toujours magique".

La plupart des costumes présentés à Moulins ont été empruntés à des théâtres de Vienne, Bruxelles, New-York, Paris ou Marseille et proviennent de spectacles qui figurent encore à leur répertoire.

Le CNCS, qui vient d'accueillir son 50 000e visiteur, possède une dizaine de costumes de Christian Lacroix parmi les 7 000 costumes mis en dép
ôt à Moulins par l'Opéra de Paris, la Comédie-Française et la Bibliothèque nationale de France.
 
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La Haute-Couture française s'expose à Londres...

Vendredi 8 Juin 2007, 10:48 GMT+2par Johannaandthecity
 
 
 
  Le célèbre V&A Museum de Londres prépare pour la rentrée "The golden Age of Couture : Paris and London 1947-1957". Une exposition consacrée à l'âge d'or de la haute couture de l'après-guerre. Christian Dior y aura une place de choix. Considérées comme perdues, certaines pièces rares du créateur, seront exposées pour la première fois.

Et puisque les choses n'arrivent jamais pas hasard, l'ouverture de cette exposition exceptionnelle le 22 septembre prochain tombe soixante ans jour pour jour après la naissance du New Look en 1947. Succédant aux longues années de privation et de rigueur de la Seconde guerre mondiale, cette période à la reconquête de son identité fut faste pour l'univers de la mode fortement identitaire. Balenciaga, Givenchy, Balmain, Fath, Dior... Autant de noms qui ont marqué ce temps de renouveau en posant les bases de la mode d'aujourd'hui.

L'exposition sur l'âge d'or de la couture nous replonge dans cette époque unique grâce à une centaine de modèles portés par la haute société de l'époque, et notament la famille royale britannique. Des tenues de ville, des robes du soir ou de cocktail prennent vie sous les yeux des visiteurs via de très nombreuses photos d'archives, des films documentaires, des documents sonores et quelques extraits de longs métrages. Au total, près de 95 % des pièces exposées sortent tout droit des réserves du V&A Museum, précieusement gardées et peu dévoilées. Haute couture, tissus, broderies, sous-vêtements, accessoires... De quoi satisfaire tous les nostalgiques de cette époque glorieuse.

La première partie de l'exposition se penche sur cette renaissance de la haute couture et sur la révolution du New look. On y découvre les différents chemins pris par les stylistes londoniens et parisiens, ainsi que le savoir-faire des années 50. Des explications que viennent illustrer les ensembles Bar de Dior et Look Suit d'Hardy Amies. Un hommage est également rendu aux premiers mannequins vedettes, Dovina ou Suzy Parker.
Suivent les plus belles réussites de l'âge d'or. Point d'orgue de cette exposition : le Zémire de Dior, un ensemble veste, jupe et cache-coeur mythique du créateur qu'on a longtemps cru perdu, mais récemment retrouvé et acquis par le V&A Museum. On n'en trouvait jusque-là plus trace que dans les archives des Actualités Pathé.

L'exposition s'achève sur les prestigieux clients de la haute couture et sur leur garde-robe d'exception. Commandes royales de la reine Elisabeth, de la princesse Margaret, de la ballerine Margot Fonteyn, ou encore des duchesses de Windsor et de Devonshire dévoilent quarante-cinq robes de cocktail et du soir.

Cette plongée dans la haute couture se conclut par une sélection de modèles issus de la collection automne-hiver 2005/2006 de John Galliano pour Dior. Une collection pensée comme un hommage à Christian Dior et à son rôle de protagoniste dans le renouveau vestimentaire de l'après-guerre.

Parallèlement à l'ouverture de l'exposition "The Golden Age of Couture : Paris and London 1947-1957", un livre du même nom verra le jour sous la direction de Claire Wilcox, commissaire de l'exposition. Richement illustré, cet ouvrage livre les dessous d'un monde où savoir-faire et convulsions créatives s'entrechoquent pour susciter l'émerveillement des amateurs de mode.
 
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New Look à Granville...

Dimanche 27 Mai 2007, 11:32 GMT+2par Johannaandthecity

 

  La maison Dior célèbre ses soixante ans dans l'intimité de la villa d'enfance de Christian Dior à Granville avec une exposition placée sous le signe de la couleur, élément essentiel pour le couturier mais aussi ses successeurs.


Loin du bruit et de l'agitation de ses fastueux défilés parisiens où se pressent les célébrités, la griffe de luxe, créée en décembre 1946, revient sur son passé dans cette haute bâtisse rose surplombant la mer et entourée d'un vaste jardin qui fut l'oeuvre et la passion de la mère de Christian Dior.

Les petites pièces de la demeure familiale, devenue musée il y a dix ans, abritent quelque 80 modèles, essentiellement des robes, qui illustrent la continuité, en termes de couleurs et de codes stylistiques, entre Christian Dior et ceux qui lui succédèrent à la tête de la création de la maison de couture : Yves Saint Laurent brièvement, puis Marc Bohan, Gianfranco Ferré et depuis dix ans, John Galliano.

"Les couleurs sont merveilleuses et rendent plus séduisantes mais elles doivent être utilisées avec précaution", estimait Christian Dior, ancien galeriste venu tardivement à la couture mais qui connut dès son premier défilé, le 12 février 1947, un succès foudroyant teinté de scandale, avec son fameux "New look" : taille fine, jupe longue, poitrine haute, épaules étroites.

L'exposition, intitulée "Dior, 60 années hautes en couleurs", regroupe les modèles par nuance : outre le gris et le rose, directement inspirés de la villa granvillaise entre ciel et mer, et devenus les couleurs emblématiques de la marque, la palette comprend le lilas, le bleu, le vert, le rouge, le blanc, le noir et l'or.

Parallèlement, le vestiaire exposé illustre les codes maison : motifs panthère ou étoile, pied-de-poule, cannage, noeuds (dans la structure même du vêtement ou comme ornement), pois...

Chaque vitrine réunit une dizaine de robes témoignant de la continuité du style Dior et le visiteur pourra s'exercer à tenter d'attribuer chaque modèle à son créateur.


Elément phare de la vitrine des roses, la robe "Cricri" de John Galliano (2005), en tulle rose pâle avec corset trompe-l'oeil, donne "vraiment l'impression de voir une robe Christian Dior", commente Barbara Jeauffroy, commissaire associée de l'exposition. "Galliano respecte complètement les codes de la maison". Le modèle "Fête" de Christian Dior (1948), d'une douce nuance " (rose boréal", est doté d'une traîne/faux-cul mais le couturier a "sublimé ses inspirations Belle-Epoque par une modernité nouvelle qui donne un dynamisme au vêtement", souligne-t-elle.

Dans la vitrine des gris apparaît le pied-de-poule, utilisé par Christian Dior à partir de 1948 et repris notamment en 1989 par Gianfranco Ferré dans un tailleur avec un énorme noeud.


La robe "Bonne étoile" (1952), en soie marine constellée de petites étoiles blanches, rend hommage à l'étoile de fonte trouvée par Christian Dior dans la rue en 1946, et dans laquelle il vit un signe du destin l'encourageant à faire affaire avec le magnat du textile Marcel Boussac pour ouvrir sa maison de couture.

Plus loin, le visiteur peut admirer un trench en faille imprimé panthère - motif utilisé dès 1947 -, qui fut boudé à sa sortie vers 1955 mais "a marché la deuxième année car Marlène Dietrich et Zizi Jeanmaire en ont acheté", explique Barbara Jeauffroy.

L'exposition, qui se tient jusqu'au 23 septembre, donne également à voir des dessins de l'affichiste René Gruau, quelques accessoires et retrace l'histoire des parfums et cosmétiques Dior.

 

 

 
 
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Aïe caramba!...

Samedi 26 Mai 2007, 11:17 GMT+2par Johannaandthecity
 
 
 
 
  Agatha Ruiz de la Prada fête ses vingt-cinq ans de carrière dans le monde de la mode. Pour l'occasion, une grande exposition lui rend hommage dans la ville espagnole de Burgos où l'on peut découvrir près de quatre cents objets imaginés par la créatrice.

Baptisée « Couleur, chaos, concept : vingt-cinq ans de l’univers conceptuel d’Agatha Ruiz de la Prada », cette exposition hors-norme se tient depuis le 26 avril dernier et jusqu’au 10 juin prochain à la Chambre de Commerce de Burgos.
Mais ne vous attendez pas à y découvrir le vestiaire de la styliste... Déjà au centre de plusieurs expositions par le passé, Agatha Ruiz de la Prada a saisi cette occasion unique pour se consacrer exclusivement aux très nombreux objets issus de son imagination. Une idée de départ ambitieuse qui lui a posé quelques problèmes.
« Exposer des robes est plus facile qu'exposer des objets », explique la créatrice. « Nous avons fait des rétrospectives de robes dans un tas d'endroits, de l’IVAM (Valence, 1998) en passant par des centres prestigieux comme le CAPC de Burdeos (2000), le Corderia de Lisbonne (2004) ou la Triennale de Milan (2005), jusqu'au Forum Caixa, à Barcelone, où nous exposons encore aujourd’hui », précise-t-elle. « Il est très difficile de montrer des objets de tailles et d’utilités différentes de manière à ce que cela ne ressemble pas à un bazar ».

Ambitieuse donc mais pas impossible, l’exposition dévoile plusieurs centaines d’objets très hétéroclites tous passés entre les mains expertes d'Agatha Ruiz de la Prada. Stylos, crayons, parfums et sacs : on découvre des conceptions d’usage courant mais également des objets de décoration dont des meubles, des tapis, des vases ou des lampes.

Difficile de trouver une ligne directrice entre tous ces objets. Mais c'était sans compter sur l'univers joyeux et coloré d'Agatha Ruiz de la Prada. « J’ai toujours estimé que présenter des objets de la bonne façon est un art sous-estimé malgré sa difficulté », assure cette dernière. « Cette exposition va nous aider à nous améliorer dans la présentation de nos produits en magasin ou dans les corners où nous sommes présents… Cela pourrait même nous pousser à préparer d’autres expositions [...] sur les objets », ajoute-t-elle.

Célèbre pour ses créations bariolées et ludiques, la styliste madrilène incarne l’une des icônes de la Movida, ce mouvement culturel espagnol des années 80 qui toucha la mode comme la musique et le cinéma ibériques avec comme autre figure de proue Pedro Almodovar.

 
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Saint-Malo et Toulouse à l'heure anglaise...

Mercredi 23 Mai 2007, 16:44 GMT+2par Johannaandthecity

 

  Les villes-mondes - Londres bien sûr, mais aussi Buenos Aires, New York, Bombay - sont à l'affiche du festival "Etonnants Voyageurs de Saint-Malo", "parce que c'est dans ces villes, pour l'essentiel, que s'invente et se renouvelle le littérature".
A cette occasion, le festival malouin poursuivra le débat amorcé il y a quelques semaines avec la publication d'un manifeste "Pour une littérature monde en français".

Londres sera aussi la capitale culturelle invitée du "Marathon des mots", le festuval littéraire de Toulouse.
Au programme, les principaux auteurs anglais contemporains (David Lodge, Jonathan Coe, Robert McLiam Wison...), mais également des écrivains français que Londres a inspirés et une sélection de films pour découvrir la capitale britannique par le cinéma.

"Etonnants Voyageur", à Saint-Malo, du 26 au 28 mai. Tél : 02.99.31.05.74. www.etonnants-voyageurs.com
"Le Marathon des mots", à Toulouse, du 13 au 17 juin. Tél : 05.61.11.02.22. www.lemarathondesmots.com

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Il n'y a pas que Robert Doisneau...

Samedi 14 Avril 2007, 11:07 GMT+2par Johannaandthecity


Vous ne connaissez certaine pas l'homme dont je vais vous parler. Je ne le connaissais pas moi-même jusqu'à il y a quelques jours.
L'homme en question s'appelle Eugène Atget et il est le père de la photographie moderne.
Aux Etats-Unis et en Allemagne, il est aussi célèbre que Victor Hugo ou Marcel Proust.
Ses photographies enthousiasmaient Man Ray qui habitait la même rue que lui.

J'ai "fait sa connaissance" à l'occasion d'une rétrospective qui lui est consacrée à la BNF.
Il y a des choses qui ne s'expliquent pas : lorsque j'ai vu ses créations, j'ai ressenti mon coeur se serrer. Un mélange d'angoisse, d'effroi et de fascination.

Ses photographies portent sur les vieux quartiers de la ville durant les années 20, ceux qui ont échappé aux restructurations haussmaniennes et qui sont menacés par les promoteurs immobiliers. Seul l'intéresse le Paris populaire qui est en train de disparaître sous ses yeux.
Atget qui venait de la classe populaire n'était sensible qu'à la condition des gens qui lui ressemblaient. Il réalisa le portrait des pauvres aux portes de la ville et celui des derniers petits métiers qui égayaient encore les rues de la capitale : vendeurs ambulants de parapluies, d'aabat-jour, d'éventails, cireurs, rémouleurs. Ses photos sont toujours réalisées dans la dignité, jamais dans l'affectation.

Je vous invite à découvrir cet artiste injustement méconnu en France à l'occasion de la première rétrospective qui lui soit consacré dans notre pays.

"Atget, une rétrospective" - jusqu'au 1er juillet à la Bibliothèque Nationale de France (site Richelieu) - Paris 2è - 01.53.79.50.59

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Quand la mode porte un tutu...

Vendredi 6 Avril 2007, 15:28 GMT+2par Johannaandthecity


Une idée de sortie pour ce week-end si vous êtes de passage à Paris.
Jusqu'au 23 septembre, vous pouvez découvrir au Musée de la mode et du textile/Musée des arts décoratifs une exposition consacrée aux créations réalisées par Jean-Paul Gaultier pour la chorégraphe Régine Chopinot.

Quatre-vingt silhouettes, soit près de trois-cent vingt-huit vêtements et accessoires qui ont accompagnés chacun des spectacles de la chréographe, de "Délices" en 1983 jusqu'à "Soli-Bach" en 1994 sont exposés.

La "griffe" de Gaultier est déjà bien présente ; on ne peut ne pas faire un parallèle avec la création de mode du couturier : les robes corsets (bien avant celles crées pour Madonna), les crinolines fantasques de laine torsadée, « les slips géants » ou encore les « robes coussins » chassent les conventionnels « tutus » que Jean Paul Gaultier taille dans l’épaisseur pour composer des costumes puzzles emboîtables ou qu’il éparpille malicieusement sous des costumes d’hommes aux rayures tennis androgynes, des combinaisons peintes en trompe-l’œil, des crinolines et des peignoirs pleins d’humour, des accumulations et des rencontres inusitées de matériaux et d’objets de récupération, confèrent à chacun des costumes un statut scénique fort.

Les costumes, sources documentaires inestimables, jamais montrés au-delà des représentations pour la plupart, sont au nombre de cent, répartis sur les deux niveaux du Musée de la Mode et du Textile. Ils s’amusent cérémonieusement du vocabulaire vestimentaire de la danse, le malmènent et l’inventent à nouveau.

Réalisée en relation étroite avec Régine Chopinot et Jean Paul Gaultier, l’exposition met en évidence des vêtements témoins, des vêtements manifestes accompagnés des vidéos de chacune des pièces chorégraphiques. Dans une scénographie épurée, habilement soulignée d’un geste illusionniste, les costumes apparaissent comme suspendus au temps, à l’espace avant qu’ils ne gagnent les réserves du musée où ils seront ensuite conservés au sein des collections nationales…
L’exposition s’achève sur un choix précis de vêtements issus des collections de prêt-à-porter et de haute-couture de Jean Paul Gaultier, rigoureusement sélectionnés à partir des techniques et des thèmes évoqués par les différents costumes de danse.


"Jean Paul Gaultier/Régine Chopinot Le défilé" - Musée de la mode et du textile/Musée des arts décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris Ier - du 22 mars au 23 septembre

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